Section IV : Caractéristiques du rapport de qualité
6.37. Lors de la rédaction de son rapport, l’équipe d’audit doit faire état des faits pour les cas de non-satisfaction aux critères de l’audit notamment la portée de l’audit, les sommes mises en jeu, le potentiel d’économie, le risque de mauvaise gestion et la sécurité.
6.38. En plus des constatations de non-satisfaction des critères, le rapport d’audit signale quelques aspects positifs, c’est-à-dire les cas où l’entité s’est conformée aux critères d’économie, d’efficience ou d’efficacité afin d’atténuer la perception négative du rapport.
6.39. Le rapport d’audit doit inclure de l’information complète, exacte, objective, convaincante, claire, concise et opportune.
Information complète
6.40. Elle doit porter sur toute l’entité ou tous les secteurs importants des activités ayant fait l’objet de la vérification, pour permettre une compréhension adéquate et correcte des questions rapportées. Le rapport doit contenir toutes les informations permettant de conclure sur les objectifs de l’audit. Les informations contenues dans le rapport doivent également soutenir les constatations et mentionner les efforts faits par l’entité pour corriger les difficultés observées.
Information exacte
6.41. Les éléments présentés à titre de preuves doivent être vrais, complets, et toutes les constatations doivent être correctement formulées. L’exactitude est nécessaire pour garantir au lecteur que ce qu’il lit est fiable et crédible. L’information doit être exacte et présentée de manière fidèle. Les constatations et les conclusions doivent être soutenues par des preuves relevées dans les feuilles de travail.
Information objective
6.42. L’objectivité nécessite que le rapport soit présenté de manière équilibrée aussi bien par le contenu que par le ton. L’information rapportée doit être élaborée et présentée en toute impartialité et de façon non tendancieuse. Le rapport doit être juste et ne doit pas induire en erreur les décideurs chargés de mettre en œuvre les recommandations. Les interprétations doivent être fondées sur la perspicacité et la compréhension des faits et des conditions. Les faits ne doivent pas être supprimés et l’auditeur ne doit pas exagérer les défauts mineurs. Il faut toujours faire appel aux explications, notamment celles de l’entité auditée et les évaluer de manière critique.
Information convaincante
6.43. Les constatations doivent être présentées de manière convaincante et que les conclusions et recommandations doivent découler logiquement ou analytiquement des faits et arguments présentés.
Information claire
6.44. L’information claire est compréhensible et clairement présentée. Pour faciliter la lecture du rapport, il est préférable d’utiliser un vocabulaire simple sans que le contenu ni les faits ne soient sacrifiés. Si des termes techniques et des abréviations non courantes sont utilisés, ils doivent être clairement définis. Il est important que le rapport renferme des énoncés clairs afin de minimiser les risques de fausse interprétation.
Information concise
6.45. Le rapport doit être concis en se concentrant uniquement sur l’information importante et pertinente. Les rapports qui sont à la fois complets et concis sont susceptibles de réaliser de meilleurs résultats.
Information opportune
6.46. Une information complète, pertinente et fiable n’est d’aucune utilité si elle n’est pas produite en temps opportun. L’utilité de l’information diminue avec le temps lorsqu’il s’agit de prendre des décisions. Une information présentée trop longtemps après la fin de l’audit ne présente qu’un intérêt historique.