3.3. Aspirations des Organes et Institutions spécialisées de l’UEMOA
La Commission
La Commission exprime le souhait de disposer d’un mécanisme ou d’un instrument permettant de contrôler et de surveiller ses engagements, d’assurer l’actualisation des orientations politiques des États membres pour l’intégration régionale. Des aspirations ont porté plus spécifiquement sur les plans organisationnel et opérationnel. Sur le plan organisationnel, le souhait est de disposer d’une Commission de l’UEMOA avec un leadership renforcé, gérée au moyen des normes internationales (certifications internationales ISO 9001, etc.). Au niveau opérationnel, les souhaits portent sur une Commission de l’UEMOA qui facilite des échanges par voies terrestre, ferroviaire et aérienne entre capitales. La Commission devrait pouvoir veiller à l’établissement d’une économie de l’espace complètement digitalisée disposant d’un système d’information industrielle hautement performant et opérant en toute liberté dans la ZLECAf avec une fiscalité maîtrisée. Par ailleurs, elle devrait être forte dans le domaine, du social et du genre, et disposer de statistiques fiables dans tous ses domaines d’intervention.
La Cour de Justice
Ses aspirations sont, entre autres, une Cour de Justice qui dispose de textes plus souples de sorte à s’adapter plus rapidement aux enjeux de l’heure ; la dématérialisation des procédures pour permettre aux parties de saisir la Cour dans les délais ; sans oublier l’augmentation du niveau d’appropriation du droit communautaire au niveau des citoyens et des juridictions nationales.
La Cour des Comptes
À ce niveau, les aspirations exprimées sont :
(i) une Cour des Comptes qui soumet son contrôle à l’ensemble
des autres Organes de l’UEMOA pour une meilleure gouvernance ;
(ii) l’adoption et l’application à l’échelle de l’UEMOA des quatre manuels d’audit élaborés par la Cour pour une harmonisation
des contrôles des huit pays de l’UEMOA ;
(iii) un accent particulier à mettre sur le contrôle des revenus tirés des ressources naturelles.
Le CTDS
Concernant les aspirations du CTDS, on note le souhait de relever les défis liés aux crises sécuritaires, sociales, sanitaires et alimentaires, au changement climatique, à la gouvernance et à l’emploi des jeunes en vue d’améliorer les conditions de vie des populations ; l’amélioration des moyens de fonctionnement du CTDS pour la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions, notamment la promotion de la justice sociale, l’instrumentalisation du dialogue social au profit de la gouvernance, la portabilité des droits sociaux des travailleurs, la protection des droits des minorités et des groupes vulnérables, la promotion de l’emploi et la poursuite de la formulation des avis.
Le CIP
Au niveau du Comité Interparlementaire (CIP), les vœux émis ont porté sur l’installation du Parlement de l’Union conformément au Traité portant création du Parlement de l’UEMOA ratifié par l’ensemble des États membres, et sur la mise à disposition d’instruments juridiques en matière de paix et de sécurité pour lui permettre de jouer pleinement son rôle de prévention et de médiation.
La BCEAO
S’agissant de la BCEAO, ses attentes s’articulent autour de : (i) l’application stricte des mesures du pacte de convergence qui a été acté depuis 2003 ; (ii) plus de solidarité entre les États dans les prises de décision, ce qui impactera certainement l’efficacité des actions initiées par la Commission de l’UEMOA ; (iii) l’effectivité de l’intégration économique de la zone à travers la mise en œuvre effective d’une chaîne de valeur régionale ; (iv) l’amélioration du niveau d’accès au financement et à la technologie ; (v) la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux sur l’ensemble de la zone afin de favoriser une croissance économique inclusive et l’amélioration de l’environnement des affaires.
La BOAD
Les aspirations de la BOAD portent sur les points suivants : (i) renforcer la résilience des Organes régionaux grâce auxquels nos pays arriveront à absorber les chocs exogènes ; (ii) pouvoir drainer des ressources concessionnelles au profit de la Commission ; (iii) donner la possibilité à la BOAD d’orienter ses financements vers les priorités des États et de la région ; (iv) renforcer la gouvernance politique et financière de la BOAD pour appuyer les projets intégrateurs.
L’AMF-UMOA
Concernant l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine
(AMF-UMOA), elle a émis le souhait d’une réforme de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la conduite de réformes pour développer le marché financier régional, et le financement du secteur privé.