Section IV : Communication et relations avec les parties prenantes
2.21. L’équipe d’audit doit planifier et maintenir une communication efficace et adéquate des aspects clés de l’audit avec l’entité auditée et les parties prenantes au cours du processus d’audit. (ISSAI 3000/55).
2.22. L’équipe d’audit doit prendre soin de s’assurer que la communication avec les parties prenantes ne compromet pas l’indépendance et l’impartialité de la JF (ISSAI 3000/59).
2.23. La JF doit communiquer clairement sur les normes qui ont été suivies pour conduire l’audit de performance (ISSAI 3000/61).
2.24. Le progrès et les résultats de l’audit seront améliorés si l’équipe d’audit établit peut obtenir un bon contact avec ses interlocuteurs et instaure un bon climat de confiance tout au long de l’audit. Sans une bonne communication, il pourrait se révéler difficile de créer une atmosphère qui facilite cette tâche.
A. RELATIONS AVEC L’ENTITÉ AUDITÉE
2.25. Le processus de communication entre l’équipe d’audit et l’entité auditée débute à l’étape de planification de l’audit et continue au cours de toute l’exécution de la mission d’audit.
2.26. Lors de la réunion de lancement de la mission d’audit, il importe de demander que les représentants de l’entité présentent leur organisation à l’équipe d’audit.
2.27. Il est aussi important que l’équipe d’audit puisse présenter le mandat de la Juridiction Financière, son organisation et ses principales procédures, les conditions de production de l’information par les responsables de l’entité auditée ainsi que les objectifs et modalités de réalisation de l’audit de performance.
2.28. Une telle présentation est utile au début des travaux de planification d’une mission, mais elle peut également être utile lorsqu’un membre de l’équipe prend contact avec un membre ou une unité de l’entité auditée qui n’a jamais été en relation avec la JF.
2.29. L’équipe d’audit doit informer l’entité auditée du sujet de l’audit, des objectifs, des critères, des questions d’audit, de la période sous revue, et des engagements, organisations et/ou programmes publics devant être inclus dans l’audit, dès que possible au moment du lancement de l’audit ou après.
2.30. L’intérêt de communiquer ces aspects clés est de fournir une vision claire sur les procédures de la juridiction, la portée et la justification de l’audit, les résultats possibles et sur la manière dont l’audit affectera l’entité auditée.
Encadré n°7 : Sujets de discussions supplémentaires entre l’auditeur et l’entité auditée
Les sujets suivants peuvent servir d’exemples pour des discussions supplémentaires entre l’auditeur et l’entité auditée :
- la portée de l’audit, les critères d’audit, la méthodologie, et les processus d’audit prévus ;
- les fonctions et les personnes importantes pour la collecte des données et avec qui la Juridiction pourrait entrer en liaison, les documents qui pourraient être demandées par la Juridiction Financière ;
- la manière de tenir la direction de l’entité auditée informée du progrès de l’audit et des observations nouvelles ; - la capacité à mener l’audit comme prévu (par exemple, les ressources, le calendrier, le périmètre).
2.31. Lorsque des observations importantes sont faites pendant un audit, la Juridiction Financière doit envisager de les communiquer aux personnes chargées de la gouvernance institutionnelle en temps opportun.
B. RELATIONS AVEC LES AUTRES PARTIES PRENANTES
2.32. De bonnes relations externes avec le Parlement, l’Exécutif, les médias, les organisations non gouvernementales et les citoyens sont importantes pour que la JF obtienne la confiance, le respect et la crédibilité auprès des parties prenantes.
2.33. Pendant les communications avec les parties prenantes, l’auditeur doit être perçu comme étant libre des influences qui pourraient entraver son objectivité ou celle de la Juridiction. Ainsi, l’auditeur doit être indépendant.